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Histoire
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Rumigny depuis les origines
Le Rumigny de Picardie existe depuis la préhistoire. Etymologie
Les premiers textes qui en font mention le désignent sous le nom de RUMINETUM. Le nom était latinisé dans plusieurs de ces documents, d'où certaines variantes dues à la plume des scribes, alors que le nom de Rumeni employé dès 1168 dans un texte en français de Robert de Boves était en fait déjà très proche du nom actuel. Le nom Ruminiacum, fait remarquer Christian Montenat dans son ouvrage Rumigny, village picard (1999, ed. Commune de Rumigny) indiquerait l’appropriation du sol par un habitant celte ou romain, et remonterait sans doute au 2e ou 3e siècle de notre ère. Mais il est certain qu'il existait déjà depuis plusieurs siècles un peuplement sur le territoire de Rumigny. De l'Antiquité à la RévolutionLes photographies aériennes de Roger Agache montrent plusieurs constructions gallo-romaines sur le territoire de Rumigny. La plus importante se trouve entre le bois du Fief l'Evêque et le bois semé, à gauche du chemin qui conduit aujourd'hui au Petit Cagny. Mais les origines du village remontent bien avant. Le grand nombre d'outils en silex (certains en pierre polie) prouve que les terres de Rumigny étaient cultivées au Néolithique, observation confirmée par plusieurs traces d'habitation : tessons de poterie, traces de feu, fragments de dalles ayant pu servir de meules à grain. Un de ces foyers était situé chemin de la Bachie. Et dès le Paléolithique, l'abondance de silex taillés atteste le passage fréquent de chasseurs. Au moyen-âge, Rumigny est un simple village agricole qui dépend de la Seigneurie de Boves. Il paye la dîme au chapitre de Picquigny, aux religieuses de l'Hôtel-Dieu d'Amiens et au chapitre de la Cathédrale. Son église et son château existent déjà à l'emplacement actuel, mais les bâtiments que nous voyons au 21e siècle ne sont plus les mêmes.
Le manoir d'après une gravure du 19ème siècle. ("Picardie historique et Monumentale") Le village fut détruit en 1470 lors du siège d'Amiens par les Bourguignons. L'église, reconstruite plusieurs fois à la suite d'incendies, conserve aujourd'hui le plan qu'on lui a donné au 18e siècle mais le clocher, reconstruit après la denière guerre, a perdu ses contreforts qui lui donnaient un certain caractère. Le château fut rasé sous Henri IV, le Seigneur de Rumigny ayant pris parti avec les ligueurs contre le roi. (C'est alors que la seigneurie passe aux Gueulluy ; leurs descendants, les Sercey puis les Saint-Maur, sont toujours propriétaires du château qui a été construit au 18e siècle). Pendant la révolution industrielle des 18ème et 19ème siècles, Rumigny voit sa poulation doubler, passant de 300 en 1760 à 661 en 1846. Le village abrite deux fabriques de tuiles plates (panneteries) et a trois moulins à vent dont un moulin à huile. Rue d'Amiens s'établit la fabrique de tarares Ducroquet, qui emploie une trentaine de personnes vers 1870. (La maison de maître et ses dépendances existent toujours au n° 8). |
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